• La twictée

    J'ai testé... la twictée! Résultat super encourageant!

    Késako? La twictée, c'est une dictée sur twitter. Cette dictée est collaborative, participative, interactive... plein d'adjectifs en "tive"... 

    La twictée

    Le principe est simple mais la participation un peu moins, il faut vraiment se pencher à fond sur l'organisation, le repérage dans les fichiers partagés, être vigilant aux dates d'inscription et de réalisation...  Vous trouverez toutes les infos sur twictee.org.

    Bref, revenons au principe. Une dictée est élaborée par les profs qui souhaitent s'y coller, en déterminant les objectifs spécifiques, le thème (lié de près ou de loin à l'actualité, à la culture...). Le jour J, toutes les classes participantes (il y a des niveaux par cycle - le CP est à part) font faire la twictée aux élèves. La 1ère phase est individuelle. Puis, par groupes d'élèves, la 2nde phase est celle de la négociation. Autrement dit, les élèves du groupe comparent leurs productions, justifient leurs choix orthographiques et déterminent ensemble quelle est la twictée collective qu'ils vont envoyer. Là, ça peut être délicat car ce n'est pas forcément la bonne orthographe qui est proposée, mais celle de celui qui aura le mieux argumenté (ou imposé). Chaque groupe envoie via le net sa dictée à une classe partenaire. Et par ailleurs, reçoit celles d'une seconde classe. 

    La classe ayant reçu les twictées a ensuite la charge de les corriger, ou plutôt de créer des outils (appelés twoutils) permettant aux auteurs de se corriger. ex: "dansent" s'écrit avec "ent" car ce sont les souris qui dansent #3PP, comprenez 3e personne du pluriel. Les twoutils sont ainsi regroupés sous des balises qui identifient le type d'erreur. 

    Alors, la mise en route est tout de même fastidieuse car il faut un temps certain pour que les enfants comprennent bien le fonctionnement, les balises, les types d'erreurs possibles, etc. Pour l'instant, je les aide encore beaucoup dans cette phase de recherche. 

    Lorsque les twoutils nous reviennent, les enfants peuvent corriger la twictée qu'ils avaient envoyée. Et nous refaisons quelques jours plus tard la même twictée et/ou une autre qui permettra de contrôler le transfert des notions apprises et compétences développées. 

    Les constats que j'ai déjà pu faire sont les suivants:

    - les enfants apprennent à chercher spontanément dans les outils disponibles, affichages, référentiels, dictionnaire

    - ils perçoivent que l'orthographe peut s'expliquer. Nombre d'enfants "dys" peuvent écrire le même mot de 3, 4  ou plus façons différentes sans que cela les gène puisqu'ils ne comprennent pas le raisons d'un choix plutôt qu'un autre. Un élève écrivait en vrac les sons qu'il avait entendus. Aujourd'hui, il a pris le temps de décomposer les mots en syllabes (en s'aidant des méthodes du groupe : les gestes Borel-Maisonny).

    - l'erreur est dédramatisée. "je ne suis pas seul à faire des erreurs et je peux corriger les autres". Une de mes élèves n'osait même pas écrire lors de sa première phase individuelle, au mieux, elle mettait une lettre. Aujourd'hui, pour sa 3e twictée, elle a tout écrit. Avec des erreurs, certes, mais pas un seul blanc.  

    - leur engagement à trouver les erreurs des autres est - bizarrement - bien plus efficace que pour trouver les leurs... et finalement, ils corrigent pour les autres, des erreurs qu'ils ont peut-être faites eux-mêmes. 

    - un élève, en revanche, n'a pas du tout progressé, il refait systématiquement les mêmes erreurs, ne justifie pas, ne se relit pas... échec... quel dommage!

     

    Mes adaptations:

    l'activité est la même , si  ce n'est que j'ai 2 groupes de niveau dans la classe, mais dans les groupes, chacun ayant des besoins et des potentiels différents, il faut tout de même individualiser.

    - pour ceux qui ne savent pas segmenter la phrase en mots, je trace un trait par mot sur la feuille de production;

    - si c'est vraiment une trop grosse difficulté, je place un pictogramme par mot au-dessus du trait; en plus ça aide à comprendre les phrases.

    - je pourrais aussi indiquer le nombre de syllabes avec des cases pour chaque mot par exemple, mais à priori, ce n'est pas nécessaire pour ce groupe. 

    - un petit coup de pouce avec les gestes Borel-Maisonny en passant, ça aide à fixer la correspondance grapho-phonologique. 

    - chacun reçoit un petit carton à fixer sur sa fiche "objectifs" afin qu'il garde en tête son (ou ses) objectif(s) prioritaire(s) et c'est ce que je regarderai principalement pour l'évaluer. Ça peut être placer majuscule et point à bon escient, savoir orthographier les mots outils, savoir marquer le pluriel, la conjugaison, etc... 

     

    Bref, ce concept est super! Et même pour ceux qui n'ont pas de compte de classe sur twitter, rien n'empêche de le faire dans votre école, entre 2 classes  (ou plus). On n'a pas besoin d'être connecté pour tenter l'expérience. Et ça permettrait même plus de liberté dans le choix des textes, le calendrier... 

    « Livret de réussite Un calendrier de l'avent géométrique »

    Tags Tags : , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :